L’Amour d’Hildeberg à Meulan

Ce soir c’était une pièce originale, l’histoire d’un Cadre Sup. André ANDRE, empêtré dans des situations pour le moins inattendues.
Le Réveil puis le Travail au bureau vu sous plusieurs angles avec sa secrétaire Mlle Rose représentée par 5 personnages.
Puis la rencontre d’Hildeberg le Grand Amour, sa famille intervient et pose des questions à notre jeune cadre sup qui répond par d’autres questions ; mais non il doit répondre, alors il raconte ses rêves d’enfance, devenir Pompier, aller dans l’espace, jouer à Robinson Crusoë, s’amuser à la poupée Barbie.
Tous ses rêves sont mis en scène, et ça donne des dialogues hilarants et des situations cocasses.
C’est du vrai Manu.
Merci à toi et à tous les comédiens de la Troupe de Meulan pour ce divertissement marrant et reposant.
Publié par Alain

« Clair obscur » à Meulan

Hier soir à Meulan nous avons joué « Clair obscur » pour la deuxième représentation.
Ce fut génial et les spectateurs qui ont vu les deux, nous ont dit que c’était de loin la meilleure. Encore et toujours en amélioration, nous étions par surcroît sous l’oeil implacable de la caméra de Guillaume.
Génial ça va rester dans les archives.
Quand j’aurai trouvé comment faire je mettrai un bout de film sur le Blog.
Chacune et chacun a été magnifique et majestueux dans son rôle.
Merci Juliette pour ces pièces que tu sais si bien écrire.
Je remercie Christian, Thomas et Carine qui sont venus de très loin, ils n’ont pas regretté leur déplacement.
MERCI A TOUS
Publié par Alain

« Rémi » par Ellice Lanera

J’ai commencé à l’écrire il y a déjà un petit moment et je la reprends en ce moment pour diffuser cette histoire sur mon blog.
Je remercie Juliette de m’avoir aidé inconsciemment à trouver un anagramme de mon nom avec mon nom de scène de Clair Obscur un peu transformé.
C’est juste un petit test pour voir si ça peut prendre.
Publié par Alain

Rémi (page 11) « lire la page 10″

portait sa sacoche de docteur. Il courut vers la grille, sortit rapidement et dit au père Mathurin :
« – Vite, Mathurin, conduis nous en haut ! »
Louison monta à l’arrière, avec Rémi qui se sentait beaucoup mieux. Il était entouré de son père et du docteur. Il fallait à présent remonter en jeep pour sauver sa maman et le bébé qui arrivait. Le médecin pris place à droite du chauffeur et passa sa sacoche derrière son siège, sur les pieds de Rémi qui gémit de douleur tellement ses extrémités étaient ensanglantées. Le docteur se retourna et vit le sang caillé, les chevilles rouges écarlates de l’enfant.
« – Je te soignerai çà tout à l’heure, chez ton père, » dit-il sèchement,
« – Ce n’est rien ! »
Monsieur le docteur Lombard était un homme âgé, une tête ronde, comme ses lunettes posées sur le bout de son nez. Il possédait une auto, lui aussi, comme tous les notables du villages. Une Juva, elle ne pouvait pas grimper là-haut. Quand il devait passer voir la mère, au mas Vannier, le père Mathurin le conduisait. Il le dédommageait correctement.
L’auto avait déjà traverser le village dans l’autre sens et longeait le mur de M’sieur l’ Maire. Les molosses étaient à la grille. Ils gueulaient à s’en rompre les mâchoires. Rémi n’avait pas peur. Il se sentait en sécurité et le moteur de la jeep couvrait les aboiements des gueulards. A l’arrière,Rémi était tranquille. Il se blottit contre son père qui le réchauffait et, à peine avait-on attaqué les contre-forts de la montagne, que, dans une longue expiration profonde, il s’endormit.
à suivre
Ellice Lanera
FIN DU PREMIER CHAPITRE
Publié par Alain

Rémi (page 10) « lire la page 9″

monter le long de la petite vitrine, la porte en bois s’ouvrit et la mère Hortense, la patronne, sortit. Elle attendait les premiers clients qui arrivaient déjà, ils étaient au niveau de la place de l’église.
Le père Mathurin surgit du fournil, précédant l’ouvrier boulanger. Louison était tout de blanc vêtu, il avait enfilé rapidement son blouson en cuir noir, et avait gardé sa toque de boulange. Il fronçait les sourcils et son regard en disait long sur son inquiétude et son impatience. Ils montèrent dans la jeep, Rémi se retrouva assis entre les genoux de son père, il n’était pas très à son aise.
« – Aller, vite, on va chercher M’sieur Lombard », lança Louison.
La jeep démarra en trombe, passa devant l’église, longea le mur du cimetière, sortit du village et stoppa cinq cents mètres plus loin devant la grille de la propriété du docteur. Le père de Rémi descendit et alla tirer sur la cloche qui tinta immédiatement. Une femme, la servante, ouvrit la porte de la grande demeure, s’avança sur le perron, et demanda ce qui se passait.
« – C’est moi Louison, du mas Vannier, l’boulange. Appelle vite le toubib, la Marie elle fait le p’tit là-haut. Ca fait trois heures que Rémi l’a quitté pour nous prévenir, et elle avait déjà ses douleurs. »
Elle entra dans la maison après avoir fait un signe de la main. Monsieur Lombard apparut presque aussitôt, il
à suivre
Ellice Lanera
Publié par Alain

Rémi (page 9) « lire la page 8″

disaient dans l’ village. Puis la grille, derrière laquelle surgissaient trois énormes molosses, chargés de garder ces lieux secrets. A chaque fois que Rémi passait à pied, il en avait une peur bleue. Ce matin les chiens n’apparaissaient pas. Ils devaient encore dormir, ou la jeep passait trop vite devant l’entrée, ils n’avaient pas le temps de venir montrer leurs crocs.
Les pierres avaient disparues, le chemin était maintenant en terre jaunâtre, plus souple et plus roulant. La jeep accélérait et l’enfant se tenait de plus en plus fermement. Il agrippait les armatures de son siège et fermait les yeux.
Soudain le bruit du moteur changea, il entendit comme un écho, une résonance. Nous étions dans le village, la ruelle étroite serpentait entre des bâtisses très hautes. Il reconnut la boucherie, puis la petite mercerie, enfin la boulangerie. La jeep s’immobilisa face à la devanture. Le moteur tournait toujours, l’homme passa sur le côté, ouvrit la porte du fournil et s’engagea sans hésiter à l’intérieur.
Rémi attendait, assis et grelottant, enveloppé dans cette couverture grise qui sentait la résine séchée. Il tourna la tête sur la droite et vit le clocher de la petite église, les cloches se mirent à tinter au même instant. Il compta les coups. C’était sept heures, le moment le plus froid de l’aube, juste avant le levé du soleil. Puis la devanture de la boulangerie s’illumina, le rideau, à l’intérieur, se mit à

à suivre
Ellice Lanera
Publié par Alain

Rémi (page 8) « lire la page 7″

Rémi regardait et se remémorait les sentiers à travers lesquels il dévalait la pente, et qui traversaient le chemin. Il n’était jamais passé ici en voiture et cela lui procurait une certaine fierté. Cependant le paysage s’offrait à lui sous un angle différent. Parfois il éprouvait des difficultés à reconnaître certains passages pourtant familiers.
Soudain, sur la droite, était-ce bien le petit bosquet où il venait cueillir les girolles avec sa mère. Il n’en était pas très sûr, mais il lui sembla bien reconnaître le grand chêne qui marque le début du territoire des champignons. En effet, il aperçut la fontaine juste à proximité, où il aimait beaucoup se désaltérer à la belle saison, au moment des grosses chaleurs.
Enfin sur la gauche, le petit pont de bois, sous lequel ruisselle la Mourenne, un ru qui prend sa source cinq kilomètres en amont. Il adorait y venir pour se baigner.
Avec des grosses pierres il avait construit un barrage. Ses petites soeurs et lui y venaient presque tous les jours avec la mère pendant les moissons. Il se voyait encore, tout nu dans l’eau froide du ruisseau, sentant passer les filets d’eau le long de son corps. Parfois un poisson venait taquiner ses orteils. Il se sauvait par peur d’être mordu. Sa mère le rassurait en lui expliquant que les truites le frôlaient mais n’avaient pas le temps de s’arrêter pour l’ennuyer. Il n’avait rien à craindre.
Après le pont ils longèrent un grand mur sur la droite. C’était la propriété de « M’sieur l’ Mair’ », comme ils
à suivre
Ellice Lanera
Publié par Alain

Ségolène

Je ne trouve pas de message de notre chère Ségolène. Si vous en voyez indiquez moi le lien.
Elle est résolument muette sur internet cette brave Femme.
Elle ne vaut pas mieux que son Mari (heu cubin : même pas mariés et ça veut donner des leçons aux familles, les vraies) qui « n’aime pas les Riches ».
T’es tu déjà rencontré devant un miroir ou une glace?????
T’aimes tu toi même????
Publié par Alain

Raymond Devos

Il nous a tiré sa révérence à 83 ans hier. Nous avons perdu le seul humoriste que comptait notre pauvre France.
Fini la finesse, la recherche du français, l’orthographe.
Abandonnons nous dans la vulgarité, le rascisme, la moquerie envers les plus faibles.
Cela ne me fait pas du tout rire…

Publié par Alain

Rémi (page 7) « lire la page 6″

l’unique pièce de la petite masure, s’asseyaient devant une bonne bouteille, la mère préparait de la soupe, elle leur en servait des assiettes pleines de ce bouillon bien chaud, comme pour remercier le père Mathurin d’avoir aidé en transportant les colis trop lourd. Lui seul, à part les notables, possédait une auto dans le village, qui lui était attribué par l’office des forêts, pour l’entretien et l’abattage des arbres.
La jeep sortait du sous-bois, à la croisée des chemins, elle s’engagea sur la droite, la descente vers le village.
Le jour pointait, et l’on apercevait déjà les premiers rayons du soleil au-dessus de la colline d’en face, au delà du village qui se trouvait dans une petite vallée encaissée. La descente était raide, Rémi devait se tenir fermement à son siège. Il avait l’impression de glisser vers l’avant.
« – Qu’a-t-elle ta mère ? » demanda le père Mathurin.
« – Elle m’a réveillé, elle pleurait, elle criait, j’ai été la voir, et elle m’a dit d’aller chercher le père à la boulange, « – C’est pour le petit qui arrive ! » Qu’elle m’a dit. Alors je suis parti très vite, sans me couvrir. »
« – A pied, de là-haut, tu as mis deux heures et d’mi au moins, t’es dans un drol’ d’état, et ta mère, on sait pas, elle doit souffrir le martyre ! Aller, plus vite l’auto ! Ah ce sacré ch’min, pas un qui l’ ref’ra un jour ! »
Ils arrivaient dans les virages en épingle et le père Mathurin devait conduire prudemment, malgré les grandes qualités de la jeep. Il ne fallait pas risquer de tomber dans la pente, à la sortie d’un tournant.
à suivre
Ellice Lanera
Publié par Alain

Rémi (page 6) « lire la page 5″

« – Faut aller chercher l’père, il est au fournil, en bas, au village, c’est pour la mère, vite m’sieur. »
« – Aller, viens, monte dans l’auto, tu m’diras çà en ch’min. »
Rémi ne se fit pas prier, à peine le bûcheron avait-il terminé sa phrase, que le garçon était assis sur le siège de droite. Il avait reconnu le père Mathurin. Il était déjà monté au mas Vannier avec le père un soir. Ils avaient bu de la mirabelle, en racontant des histoires de régiment, et sur la guerre. Ils avaient ri si fort que Rémi ne put s’endormir. Il se souvenait bien de l’accent de cet homme.
Le père Mathurin vînt s’asseoir au volant. Il pointa sa lampe sur Rémi, et vit son désarroi, l’état dans lequel il était, ses pieds écarlates, son visage tuméfié.
« – Tu n’t’es pas couvert par ce froid ? Tu vas attraper du mal, aller, prends çà, et couv’ toi, j’ t’emmène à la boulang’. »
Il démarra la jeep. Rémi s’était installé sous la couverture que l’homme lui avait tendu. L’auto roulait, seule une vitre les protégeait du vent glacial. Il n’y avait pas de porte latérale et le jeune grelotait sous sa protection de fortune.
Il était tout de même heureux d’avoir pu trouver le père Mathurin. Ce bonhomme était si bon et si gentil. Le chef des bûcherons, toujours prêt à rendre service. Il montait souvent au mas avec son auto pour apporter des victuailles, quand le père ne pouvait les transporter en revenant du village. Ils rentraient tous les deux dans
à suivre
Ellice Lanera
Publié par Alain

Message de Nicolas

Cher(e) ami(e)

Parce que le débat démocratique ne cesse de se développer sur Internet,
nous ouvrons aujourd’hui notre portail de blogs : http://blog-ump.typepad.fr.
Je tiens à vous en informer en avant-première avant même que la presse s’en fasse l’écho dans les prochains jours.

Ce portail nous permettra d’abord de nous exprimer, de fédérer tous les blogueurs de notre famille, de multiplier leur présence et leur visibilité. Mais surtout il nous permettra de dialoguer avec l’ensemble des Français, de leur demander leurs avis et leurs réactions au projet politique que, de convention en convention, de réunion en réunion, l’UMP leur propose.

J’ai décidé de confier la responsabilité de la nouvelle stratégie de l’UMP sur Internet à Claude Malhuret, ancien Président de Médecins sans Frontières, ancien Ministre des Droits de l’Homme et créateur de Doctissimo.fr, le premier portail santé français, et la responsabilité du portail de blogs à Thierry Solère, l’un des blogueurs phares de notre parti et spécialiste des nouvelles technologies de l’information.

J’espère que vous aurez très prochainement l’occasion de rendre visite à notre blog et d’y participer activement, sur http://blog-ump.typepad.fr

D’avance merci de vos commentaires et de vos interventions.

Nicolas Sarkozy

Publié par Alain

Rémi (page 5) « lire la page 4″

blanchâtres se déplaçant doucement vers la gauche. Elles pointèrent dans sa direction, avant de repartir sur la droite. Le chauffeur faisait ronfler son moteur. La côte était raide. Le chemin tout juste carrossable. Des pierres roulaient sous la force des roues qui patinaient.
Encore vers la gauche, puis vers la droite, les phares devenaient de plus en plus nets. Le véhicule s’approchait de lui. L’espoir devînt réalité. Soudain, alors que le bruit était à son paroxisme, la jeep sortit d’un virage à gauche, vingt mètres à peine d’où se trouvait Rémi. La pente moins raide, le véhicule avait pris de la vitesse. Le jeune enfant fut surpris et n’eut que le temps de se coucher sur le talus. La voiture le frôla, il sentit le coup de vent si violent de son passage et l’odeur caractéristique du carburant.
La jeep continuait son chemin. Il se voyait perdu, abandonné par ce chauffeur qui ne l’avait pas vu. Les feux rouges s’éloignaient maintenant.
Subitement les roues crissèrent et la jeep s’immobilisa. Un homme en descendit tenant une lampe allumée. Il revenait sur ses pas. Rémi se redressa. Oubliant sa douleur et la fatigue qui l’envahissaient, il se mit à courir vers cette lueur salvatrice. Il s’arrêta.
« – Qui es-tu ? » interpella l’homme.
« – Rémi, le mas Vannier, en haut, dans la montagne. »
« – Ah, Rémi, le p’tit à Louison, l’boulange, qu’est-qu’tu fais là, à c’t’heure, si tôt l’matin ? »
à suivre
Ellice Lanera
Publié par Alain

Rémi (page 4) « lire la page 3″

Sa mère lui avait appris à prononcer ces paroles devant la statue à chaque passage. Il n’en comprenait pas le sens, cependant il disait cette prière.

« – Tu es sous la protection de la Sainte Mère! » affirmait-elle.
Rémi avait écouté. C’était devenu instinctif.
Un signe de croix rapide et maladroit, et il repris sa marche. Il arriva à la croisée des chemins. A gauche, le village, encore plus d’une heure de calvaire, sur cette voie qu’il connaissait bien, qu’il avait si souvent empruntée. Une descente abrupte sur environ trois kilomètres, quatre peut-être. Il n’en avait pas la notion exacte. Puis des virages très serrés, en épingle à cheveux. Le jour il s’amusait à dévaler à travers les taillis et les broussailles, pour couper vers le chemin en contre bas.
Il ne le ferait pas ce matin. Il fallait obliquer sur la droite, pénétrer dans le bois, parcourir cette allée encore inconnue, pour rejoindre les hommes. la lueur naissante de l’aube ne traversait plus les branches épaisses des résineux. la pénombre augmentait au fur et à mesure de sa progression. Une légère montée précédait un petit col. Puis le chemin descendait à nouveau. En entamant la descente, il entendit la jeep démarrer. Il s’arrêta pour écouter. Allait-elle passer par ici ?
Rémi s’avança à nouveau. Le chant du moteur s’amplifiait, tandis qu’il aperçut soudain, en contre bas, au-delà des troncs dont il distinguait les ombres, deux lueurs

à suivre
Ellice Lanera
Publié par Alain

Rémi (page 3) « lire la page 2″

Le grondement familier des engins s’intensifiait au fur et à mesure qu’il avançait, le froid également passait à travers son pull rouge, il n’avait pas eu le temps d’enfiler de vêtement chaud. Un bonnet troué lui protégeait la tête. Le vent, devenu glacial, figeait ses oreilles et ses joues étaient pivoines. Les yeux entrouverts, il devinait à peine son chemin.

Il aperçut la statue, devant laquelle il était si souvent passé en descendant au village, quand sa mère le lui demandait. Elle n’était pas comme d’habitude avec ses couleurs vives, il lui sembla qu’elle bougeait, son aspect habituellement étincelant était fade. La semi pénombre, la brume opaque, le froid, lui suggéraient des visions incroyables. Lui qui passait de jour en temps normal, ne distinguait, ce matin, plus le bleu du rouge, ni le vert du jaune. Même le sourire de Marie, toujours si accueillant, semblait effacé.
La vierge lui disait : « – Allez, avance, ne te décourage pas, tu y es presque, continue mon petit Rémi. »
Il s’arrêta un instant, et récita les paroles que sa maman lui avaient apprises :
« – Je vous salue Marie, pleine de grâce, vous êtes bénie entre toute les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort, ainsi soit-il. »

à suivre
Ellice Lanera
Publié par Alain

Rémi (page 2) »lire la page 1″

Ce petit chemin rocailleux bordait un magnifique bois, qui, à cette époque de l’année, présentait un caractère mystérieux.
Des pins immenses marquaient la limite entre la semi clarté et l’obscurité, un tapis d’aiguilles recouvraient le sol et une légère gelée blanchâtre se déposait délicatement. Les ombres géantes des sapins mêlées à la brume semblaient dévoiler l’existence d’une vie féérique à l’abri de ces branches épineuses. Des formes s’élevaient des racines tels des fantômes venus hanter ces lieux sauvages ; « le roi des Aulnes » se réveillait. Le jeune enfant n’était pas impressionné.
A gauche de ce chemin une clôture indiquait qu’un troupeau de vaches venaient habituellement paître dans le pré.
Ce matin là, elles n’étaient pas encore arrivées. Le fermier devait probablement les traire : il était très tôt.
« – J’aurai pu lui demander, s’il avait été là », pensa-t-il.
Cependant il lui fallait rejoindre les bûcherons qui ne devaient plus être loin. Il les entendait si fort maintenant. Leurs tronçonneuses rugissaient furieusement.
L’air vivifiait son visage, un vent froid montant de la vallée, venait de la direction d’où se trouvaient les hommes. Les sons étaient amplifiés, le jeune enfant n’en avait pas conscience. Il croyait se trouver tout près de l’endroit d’où montait ce bruit incessant. Cela lui donnait espoir. Arriverait-il à temps ?

à suivre

Ellice Lanera

Publié par Alain

Les Ducs de Bretagne Mes Ancêtres

Sommaire

* 1 Rois de Bretagne
o 1.1 Rois du Haut Moyen Âge (légendaires ou semi légendaires)
o 1.2 Rois du Haut Moyen Âge (attestés historiquement)
o 1.3 Rois de Bretagne
* 2 Ducs de Bretagne
o 2.1 Maison de Rennes
o 2.2 Maison de Cornouaille
+ 2.2.1 Maison de Penthièvre
+ 2.2.2 Plantagenêts
+ 2.2.3 Maison de Thouars
+ 2.2.4 Maison capétienne de Dreux
+ 2.2.5 Guerre de Succession de Bretagne
+ 2.2.6 Maison capétienne de Montfort
+ 2.2.7 Maison capétienne de Valois-Orléans
+ 2.2.8 Maison capétienne de Valois-Orléans-Angoulême
* 3 Prétendants au duché de Bretagne
* 4 Maison de Bourbon
* 5 Généalogie

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Rois de Bretagne

Selon les époques, les « princes » de Bretagne furent rois, puis ducs, comtes et enfin à nouveau ducs de Bretagne et pairs de France.
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Rois du Haut Moyen Âge (légendaires ou semi légendaires)

* ??? – 359 env Guitel, prince de Domnonée ???
* env 400 Derech Ier

* 350 – 421 Conan Meriadec installé en Bretagne armoricaine en l’an 383. personnage donné pour premier roi dans la vie de St Gouesnou et par dom Morice
* ??? – ??? Riwallon, Riwal, Riwalt ou Rivelen, donné pour premier roi de Bretagne dans les vies des saints Guénolé, Winnoc, Brieuc, Tugdual et Lunaire
* 421 – 421 Gradlon Meur, nom d’un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec, donné pour premier roi de Bretagne par dom Lobineau
* ??? – 446 Salomon Ier roi de Bretagne
* ??? – 464 Aldrien roi de Cornouaille
* ??? – 478 Erich roi de Cornouaille
* ??? – ??? Riothamus roi de Domnonée
* 490 – 509 Budic roi de Cornouaille, nom d’un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec
* 509 – 545 Hoël Ier
* 545 – 554 Hoël IIroi
* 554 – 594 Alain Ier
* 594 – 612 Hoël III roi
* 600 env Concar Cheronnog roi de Cornouaille, nom d’un roi de Cornouaille cité dans le cartulaire de Landévennec
* 610 – 647 Judicaël roi de Cornouaille
* 647 – ??? Judoc roi de Cornouaille

liste selon la Chronique de St-Brieuc et dom Morice

* Conan / Conan Meriadec
* Grallon / Gradlon
* Salomon
* Audren / Audroen
* Budic, épouse Anne, s?ur du roi Arthur
* Hoel Ier le Grand, son fils, neveu du roi Arthur
* Hoel II, son fils
* Alain Ier, son fils
* Hoel III, son fils
* Salomon II, son fils
* Alain II le Long, son fils

invasion de Goths & de Francs

* Conober
* Rivallon MeurMarziou
* Deroch, son fils
* Riatam, son fils
* Jona, son fils (???-640)
* Conomor, usurpateur
* Judual

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Rois du Haut Moyen Âge (attestés historiquement)

* ??? – 636 Judicaël roi de Domnonée
* 818 – 822 Murman ou Morvan Lez-Breizh, roi des Bretons des environs de Priziac
* ??? – 825 Wiomarc’h ou Guyomarc’h, chef ou roi des Bretons du nord-est, vraisemblablement

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Rois de Bretagne

* 845-851 : Nominoë, duc
* 851-857 : Erispoë, duc & roi
* 857-874 : Salomon (Salaün en breton), duc, roi en 868
* 874-876 : guerre de succession entre Pascweten, comte de Vannes et Gurvant/Gurwand
* 876-888 : guerre de succession entre Alain le Grand comte de Vannes et Judicaël, comte de Poher
* 888-907 : Alain Ier le Grand seul duc, roi vers 898

* 908?-913 : Gourmaëlon, comte de Cornouaille, gouverne le royaume

913-931 : occupation normande sous les chefs Ragenold/Rögnvald, Félécan et Incon

* 931 : Alain Barbetorte et Juhel-Bérenger, comte de Rennes tentent de libérer la Bretagne, sans succès

931-937 : occupation normande. Guillaume Longue-épee, duc de Normandie, ayant conquis le Cotentin et l’Avranchin, se titre duc de Bretagne
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Ducs de Bretagne

* 937-952 : Alain II Barbe-Torte, duc
* 952-958? : Drogon, duc sous la régence partagée de son oncle le comte de Blois Thibaud le Tricheur (qui en confie l’administration à l’archevêque de Dol Wicohen ainsi qu’au comte de Rennes Juhel-Bérenger) et de son beau-père le comte d’Anjou Foulques le Roux (qui épouse la veuve de Barbetorte)
* 958-979 : Hoël Ier, duc, comte de Nantes
* 979-988 : Guérec, duc, comte de Nantes (précédemment évêque de Nantes)
* 988-990 : un enfant mâle de nom inconnu, fils de Guérec, duc, comte de Nantes

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Maison de Rennes

* 980 – 992 Conan Ier le Tort, duc, comte de Rennes
* 992 – 1008 Geoffroi Ier, duc
* 1008 – 1012? Havoise de Normandie, duchesse douairière et régente pour son fils mineur Alain III
* 1008 – 1040 Alain III, duc
* 1040 – 1047 Eon de Penthièvre, régent au nom de son neveu mineur Conan II
* 1040 – 1066 Conan II, duc

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Maison de Cornouaille

* 1066 – 1084 Hoël II de Cornouaille épouse Havoise, fille d’Alain III et s?ur de Conan II. Duc de Bretagne, comte de Cornouaille et de Nantes
* 1084 – 1112 Alain IV Fergent, duc
* 1112 – 1148 Conan III le Gros, duc

Ce duc déshérita son fils Hoël III pour cause d’illégitimité et désigna comme successeur son petit-fils Conan IV, sous la régence de son gendre Eudon/Eon de Porhoët. A sa mort, Eudon écarta son beau-fils et Hoël III tenta de faire valoir ses droits. Conan IV se réfugia en Angleterre et Henri II d’Angleterre le réinstalla dans son duché en 1156.

* 1148-1148 : Hoël III, duc (prétendant) puis seulement comte de Nantes jusqu’en 1156
* 1148-1156 : Eon II, comte de Porhoët, duc régent au nom de sa femme la duchesse Berthe (fille de Conan III)

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Maison de Penthièvre

* 1156 – 1166 Conan IV le Petit, duc. Du chef de son père Alain le Noir, il est le premier duc de Bretagne investi de l’honneur de Richmond (= comté de Richemont, en Angleterre).
* 1166 – 1201 Constance (fille de Conan IV), forcée d’épouser Geoffroy, fils d’Henri II d’Angleterre qui suit, et ultérieurement Ranulf de Chester, puis Guy de Thouars.

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Plantagenêts

* 1181 – 1186 Geoffroy II, duc, premier mari de la duchesse Constance
* 1186 – 1196 Constance, duchesse puis régente pour son fils mineur Arthur Ier

1196 – 1197 le roi d’Angleterre Richard Coeur de Lion conquiert la Bretagne, fait enlever la duchesse Constance et se fait confier la garde du jeune duc Arthur, son héritier

* 1197 – 1201 Constance, duchesse et régente pour son fils mineur Arthur Ier
* 1201 – 1203 Arthur Ier, duc, prétendant au trône d’Angleterre ainsi qu’à la Normandie, l’Anjou, le Maine…

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Maison de Thouars

* 1203 – 1206 : Guy de Thouars, (troisième époux de Constance) baillistre du duché pour sa fille mineure Alix

1206 – 1207 : le roi de France Philippe-Auguste enlève l’administration du duché à Guy de Thouars et s’arroge les fonctions ducales, avant de les restituer

* 1207 – 1213 : Guy de Thouars, baillistre du duché pour sa fille mineure Alix
* 1213 – 1221 : Alix, duchesse, fiancée à Henri de Penthièvre puis mariée à Pierre Mauclerc

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Maison capétienne de Dreux

* 1213-1237 Pierre Mauclerc (? 6 juillet 1250), « baillistre » du duché de Bretagne pour la duchesse Alix puis son fils mineur le duc Jean le Roux.
* 1237-1286 Jean Ier le Roux (1221-1286), duc
* 1286-1305 Jean II (? 21 novembre 1305), duc
* 1305-1312 Arthur II (° 25 juillet 1261 – ? 27 août 1312), duc
* 1312-1341 Jean III « le Bon », (° 8 mars 1286 – ? le 30 avril 1341), duc

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Guerre de Succession de Bretagne

* 1341-1365 Jeanne, comtesse de Penthièvre et son époux Charles de Blois (? 1364)

* 1341-1345 Jean, comte de Montfort
* 1345-1399 Jean IV, comte de Montfort

la succession est disputée entre Jeanne de Penthièvre, représentée par son mari Charles de Blois, et son oncle Jean de Montfort puis par le fils de celui-ci le futur Jean IV. En 1365, par le traité de Guérande, Jeanne de Penthièvre renonce au duché en faveur de Jean IV.
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Maison capétienne de Montfort

* 1364-1399 Jean IV le Conquéreur, aussi dit le Vaillant, comte de Montfort
* 1399-1442 Jean V le Sage (1389-1442), comte de Montfort
* 1442-1450 François Ier (1414-1450), comte de Montfort
* 1450-1457 Pierre II, comte de Guingamp
* 1457-1458 Arthur III le Justicier ou le Connétable de Richemont (1393-1457), comte de Richemont/Richmond
* 1458-1488 François II (1435-1488), comte titulaire d’Etampes
* 1488-1514 Anne (1477-1514), reine des Romains et archiduchesse d’Autriche par son mariage avec Maximilien de Habsbourg, puis reine de France, de Sicile et de Jérusalem par son mariage avec Charles VIII, puis reine de France et duchesse de Milan par son mariage avec Louis XII

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Maison capétienne de Valois-Orléans

* 1514-1524 Claude de France (1499-1524), Reine de France, Duchesse de Milan, comtesse de Soissons, Blois, Coucy, Étampes et Montfort.

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Maison capétienne de Valois-Orléans-Angoulême

* 1524-1536 François III (1518-1536), dauphin de France, fils aîné de François Ier et de Claude de France.
* 1536-1547 Henri (1519-1559), dauphin de France, fils cadet de François Ier et de Claude de France. Porte le titre de duc de Bretagne sans être couronné à Rennes. Roi de France sous le nom d’Henri II à partir de 1547.

Après l’édit d’Union de la Bretagne à la France en 1532, la population nantaise accueillera à plusieurs reprises le souverain français au cri de: « Vive le Duc ! ».

Depuis Geoffroi II, les ducs de Bretagne rendaient hommage au roi de France (parfois transféré au roi d’Angleterre) pour la Bretagne. Ils le firent lige jusqu’à Jean IV. Les ducs suivants firent l’hommage simple, malgré les réclamations répétées de la cour de France. Les ducs devaient aussi l’hommage pour les autres terres qu’ils tenaient : Au roi d’Angleterre pour le comté de Richemont/Richmond (quand celui-ci le leur laissait); au roi de France pour la vicomté de Limoges (d’Arthur II à Charles de Blois) et pour le comté de Montfort-L’Amaury (depuis Jean IV). À noter le cas du duc Arthur III, qui était devenu connétable de France avant son accession au trône ducal, quand il n’était que comte de Richemont – on le connait sous le nom de connétable de Richemont – qui rendant hommage 14 octobre 1457 était précédé d’un porteur qui tenait deux épées : l’une nue la pointe en haut, à cause de sa dignité ducale ; l’autre au fourreau, à cause de sa dignité de connétable. En 1366 Jean IV évitera l’hommage lige en prétendant vouloir le faire, cependant aussitôt après il rendit un hommage-lige pour son comté de Montfort-L’Amaury. Les querelles de succession causèrent la guerre de Succession de Bretagne avec ce paradoxe que le parti de Jean IV de Montfort – appuyé par l’Angleterre – prétendait faire valoir la loi salique alors que la maison de Penthièvre, appuyée par la France – la rejetait, au prétexte du droit Breton, selon lequel les femmes entraient en ligne de compte pour les successions.

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Prétendants au duché de Bretagne

* 1420 : Olivier de Blois-Bretagne (mort en 1434), comte de Penthièvre, fils de Jean de Blois et de Marguerite de Clisson; petit-fils de la duchesse Jeanne (Jeanne de Penthièvre) et de Charles de Blois.

* 1488… : Charles VIII roi de France. En 1480, son père Louis XI avait acheté pour 50.000 livres à Nicole de Blois-Bretagne, comtesse de Penthièvre et descendante héritière du précédent, les droits sur la Bretagne qu’elle détenait. Cela ne pouvait avoir aucune valeur juridique pour la succession ducale (qui ne s’obtenait que par descendance naturelle) mais c’était une manière pour Louis XI de rabaisser le duché au rang d’un verger qu’on achète.
* 1488… : Jean II, vicomte de Rohan, avait épousé Marie de bretagne, fille du duc François Ier. Anne étant fille, (et bien que François II l’ait fait reconnaître héritière par les États) Jean prétendit au duché du fait du traité de Guérande qui excluait les femmes de la succession en présence d’un héritier mâle. Il prit en plusieurs occasions le titre de duc, ce que Charles VIII lui interdit ultérieurement.
* 1488… : Jean de Chalon, prince d’Orange. Quoiqu’il n’ait pas soutenu officiellement ses prétentions, il monnaya leur renonciation avec Charles VIII. Fils de Catherine de Bretagne, elle-même s?ur du dernier duc François II, ses droits selon les lois bretonnes (traité de Guérande) étaient sans doute les meilleurs pour succéder à François II.

* 1590-98 : Isabelle (1566-1633) infante d’Espagne. A l’extinction des Valois-Orléans-Angoulême avec la mort du roi Henri III en 1589 accéda au trône de France le roi Henri IV. Il n’avait pas de lien familial direct avec les ducs de Bretagne et n’en était donc pas l’héritier. Tous les fils d’Henri II étant morts sans descendance légitime, les droits au duché passaient à l’infante Isabelle, fille aînée du roi Philippe II d’Espagne et d’Elisabeth de Valois (1545-1568), elle-même fille aînée d’Henri II. Refusant de reconnaître l’édit d’union de 1532, Philippe II expédia des troupes en Bretagne pour soutenir la cause de sa « duchesse Isabelle » et établir un pont vers ses Pays-Bas.

* 1590-98 : Philippe-Emmanuel de Lorraine (1558-1602), duc de Mercoeur, gouverneur de Bretagne et époux de Marie de Luxembourg, comtesse de Penthièvre (prétendant de fait).

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Maison de Bourbon

1704?1705 : Louis de France (1704-1705), arrière-petit-fils du roi Louis XIV de France. Titré par son arrière-grand-père à la naissance, mort âgé de neuf mois.

1707?1712 : Louis de France (1707-1712), frère du précédent. Titré par son arrière-grand-père à la naissance, Louis de France devient ensuite dauphin, à la mort de son père.

1973?1984 : François de Bourbon (1972-1984), fils aîné d’ Alphonse II de Bourbon, chef de la Maison de France et de Bourbon. Titré le 13 octobre 1973, François de Bourbon reçoit ensuite le titre de « duc de Bourbon » à la mort de son grand-père.
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Généalogie

Conan Ier le Tort (980-992)
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???> Geoffroi Ier (992-1008)
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???> Alain III (1008-1040)
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???> Conan II (1040-1066)
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???> Havoise ép. Hoël II de Cornouaille (1066-1084)
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???> Alain IV Fergant (1084-1112)
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???> Conan III le Gros (1112-1148)
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???> Hoël III (1148)
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???> Berthe (1148-1156) ép (2) Eon II de Porhoët (1148-1186)
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???> Conan IV le Petit (1156-1166)
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???> Constance (1166-1201) ép (1) 1181 Geoffroy Plantagenêt (1181-1156)
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???> Arthur Ier (1201-1203)
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???> Alix (1213-1221) ép Pierre Mauclerc (1213-1237)
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???> Jean Ier le Roux (1237-1286)
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???> Jean II (1286-1305)
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???> Arthur II (1305-1312)
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???> Jean III (1312-1341)
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???> Guy de Penthièvre
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? ???> Jeanne (1341-1365) ép Charles de Blois (1341-1364)
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???> Jean de Montfort (1341-1345)
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???> Jean IV le Conquéreur (1345-1399)
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???> Jean V le Sage (1399-1442)
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? ???> François Ier (1442-1450)
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? ???> Pierre II (1450-1457)
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???> Arthur III de Richemont (1457-1458)
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???> Richard d’Étampes
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???> François II (1458-1488)
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???> Anne (1488-1514) ép (1) Maximilien
? (2) Charles VIII
? (3) Louis XII
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???> Claude (1514-1524) ép François Ier
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???> François III (1524-1536)
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???> Henri (1536-1547)

Publié par Alain

Rémi (page 1)

CHAPITRE PREMIER

L’enfant marchait dans les pierres. Ses pieds nus le torturaient, ils étaient écorchés. Il voulait malgré tout atteindre son but : la petite clairière, où il avait aperçu les phares lointains de la jeep, appartenant à ces hommes qu’il avait déjà vu venir travailler dans le petit bois jouxtant un chemin à peine carrossable. Eux seuls pourraient lui venir en aide.
Cela faisait deux heures qu’il progressait en bordure de ce bois, marchant sur des pierres qui lui faisaient si mal. Ses pieds étaient écarlates. Le sang commençait à suinter. Ils étaient à vif. Il souffrait en silence. Allait-il pouvoir continuer?
Le froid le saisissait, empêchait le sang de couler à flot, qui coagulait instantanément. La douleur persistait. Il ne sentait plus la fatigue. Le souffle court, il avançait.

à suivre

Ellice Lanera

Publié par Alain